… le monde appartenait à l’air que j’attendais

J’ai mis en images ce poème de Pablo Neruda, tiré de la Centaine d’amour et traduit librement.  Les photos sont inspirées inconsciemment par les mots du poète chilien que j’ai lu et relu.

Crois-moi, il faut avoir beaucoup aimé pour écrire des textes de cette densité.
Je me suis même parfois demandé si un amour comme celui qu’il évoque était possible.

Avant de t’aimer, amour, je n’avais rien : j’hésitais parmi les rues et les choses :

rien n’était et rien n’avait de nom : le monde appartenait à l’air que j’attendais.

Je connus des salons couleur de cendre, des tunnels habités par la lune, de cruels hangars où l’on prenait congé, des questions qui insistaient sur le sable.

Tout était vide, mort et muet, tombé, abandonné, déchu, tout était inaliénablement étranger,

tout appartenait aux autres et à personne,

jusqu’à ce que ta beauté et ta pauvreté remplissent l’automne de cadeaux.

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