Méditation à l’arboretum

Cette photo, intitulée « méditation », a récemment été exposée à la galerie Trinity du Centre Shenkman, dans le cadre de l’exposition collective Mosaic du groupe Arteast. Il s’agit d’une impression de format 16 x 20 sur papier Kodak métallique faite à partir d’un fichier numérique.

C’est à l’arboretum en mai 2015 que j’ai pris cette photo. Elle pourrait avoir été mise en scène, mais elle ne l’est pas. Depuis que j’habite Ottawa, je vais souvent me promener dans l’arboretum de la ferme expérimentale, et j’aime particulièrement cette parcelle entourée de ruisseaux (comme une île) où pousse tranquille un beau saule au tronc énorme.

Quand mon fils Théo et moi sommes arrivés à bicyclette sur ce que nous appelons « l’île du grand saule », j’ai été intrigué par la jeune femme d’origine asiatique assise dans l’herbe. Elle tenait deux iPads sur ses cuisses et semblait méditer. J’ai fait signe à Théo de ne pas faire de bruit.

Un peu plus loin, j’ai déposé doucement mon vélo dans l’herbe et j’ai contemplé la scène. La juxtaposition de cet énorme tronc d’arbre avec cette toute petite femme m’a inspiré. J’ai sorti mon appareil photo – un Fuji X-E2, que j’ai presque toujours avec moi. Par chance, ce jour-là, l’appareil était équipé d’un zoom 18-55mm, ce qui m’a permis de cadrer rapidement. Pour qui aime la technique, les paramètres d’exposition étaient: ISO 200, focale 18mm, f5, 1/60.

Le ciel voilé d’après-midi donnait une lumière diffuse, rendant la scène sans contraste marqué ni jeu d’ombres. J’ai pris une seule photo. Mon fils n’est pas très patient, alors j’ai vite évalué le résultat. L’image – en couleur – me paraissait bien, nous sommes repartis.

Au développement – dans Lightroom – j’ai constaté que la couleur n’était pas nécessaire, et même nuisait à l’image. J’ai développé le fichier RAW en trois versions d’exposition différentes et puis fusionné ces versions avec l’outil HDR de Lightroom, de façon à étendre un peu la gamme tonale et ainsi la rendre plus proche de celle des films noir et blanc. J’ai ensuite converti le fichier résultant avec Silver Efex Pro (de la Collection Nik). Une des combinaisons de paramètres pré-définies donnait une image à la fois douce et détaillée, rendant l’atmosphère plus méditative. J’ai pensé qu’elle donnerait un très beau résultat en impression sur papier photo métallique.

J’avais pris déjà des photos de ce même saule, dont une alors que j’étais encore une fois avec Théo, deux ans auparavant. C’était plus tôt en mai, alors que les feuilles du saule étaient encore petites et d’un beau vert tendre. Le soleil de début de soirée donnait une lumière chaude et douce. Ce printemps-là je gardais toujours un appareil Fuji X-20 avec moi. C’est l’appareil qui m’a fait découvrir et apprécier la technologie des capteur X-trans de Fujifilm, de même que les espaces couleurs prédéfinis qui imitent ses films Provia, Astia, et Velvia. Pendant que mon fils perdait patience à m’attendre, j’ai saisi cette image paisible de jeunes garçons pêchant à l’ombre du géant saule.


Je suis depuis retourné plusieurs fois sur « l’île du grand saule », entre autres pour faire des portraits de Heather, qui est d’une grande beauté avec ses yeux merveilleux.

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