Une Renaissance pour Jamesville

Jamesville est un bout de quartier du centre-ville d’Hamilton, sur le bord du Lac Ontario. Ce quartier en transition se dessine un nouvel avenir dans une ville marquée par son passé industriel fissuré. En octobre dernier, ma bien aimée avait été invitée à participer à un congrès dans cette ville située au sud de Toronto et que je n’avais jamais visitée. Je l’ai accompagné et en ai profité pour explorer la ville à pieds et en bus.

Soir et matin

Un doux soir d’automne, à la recherche d’un restaurant, nous avons découvert cette rue James, agréablement animée. Les restaurants prometteurs étaient pleins, ce qui nous a obligé à chercher plus longtemps que prévu. Nous avons finalement opté pour une table avec vue sur la rue au Lake Road, un restaurant au menu créatif et invitant. Nous n’avons pas été déçus.


Le lendemain matin, j’y suis retourné de bonne heure, à la recherche cette fois d’un café pour prendre le déjeuner. Je suis entré dans le Mulberry Street Coffee House, au décor un peu rustique et patiné. Une des pièces paraissait tranquille, occupée seulement par une jeune femme et son Macbook. Je me suis attablé face à la vitrine et j’y ai siroté mon café au lait en gardant ma caméra près de moi – un Fuji X-E2 que je traîne partout. Pour pouvoir prendre des photos sans attirer l’attention, je l’avais équipé d’un très discret objectif 35mm et avait réglé l’obturateur sur le mode électronique, ce qui rend le déclenchement totalement silencieux.

Une femme est venue s’asseoir au comptoir de la vitrine, avec un livre et une tasse de café en carton. Ses vêtements, sa posture, et ses mains usées m’ont intrigué – je l’imaginais une artiste à la vie précaire et compliquée. Elle a lu quelques minutes puis s’est mise à consulter anxieusement son téléphone.

Un air d’Europe

Un peu plus loin sur la rue, des marchands de fruits et légumes installaient leurs produits sur des caisses directement sur le trottoir. Une petite communauté d’origine Portugaise habite toujours le quartier, le colorant d’une personnalité toute européenne. Deux vieux amis se parlaient dans leur langue maternelle. Toute cette activité matinale simple et lente faisait contraste avec l’atmosphère du soir de la veille.

Nostalgie à vendre

Un peu plus loin, la vitrine d’une boutique exposait une collection d’objets vieux – comme moi – d’à peine quelques décennies, vendant de la nostalgie comme un supplément d’âme. En face, une vieille église, d’allure si sombre le soir d’avant, sortait de l’ombre.



En retournant à l’hôtel, j’ai pu remarquer comment des architectes contemporains avaient réussi à redonner vie à quelques bâtiments du quartier. Ça se voyait à des détails, comme ces ornements mis en valeur ici et là, ces façades ragaillardies. On y sentait l’intention des artistes de l’époque, peut-être influencés par l’Art Nouveau. Ce mouvement aussi bref qu’immensément créatif, dont l’écho s’entend jusqu’au Royal Botanical Garden, où j’ai trouvé cette magnifique femme de pierre, parmi des fleurs, de l’eau… et le son des autoroutes qui passent tout près.

 

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Voyez plus de mes photos ici: http://www.photo-sensible.com

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